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A voir absolument...à notre avis (à quelques kilomètres seulement)

Nissan

N
issan lez Ensérunes (Nissan "en face" d'Ensérunes) s'est développée, initialement, à partir du dépeuplement de l'Oppidum d'Ensérunes (voir plus bas), situé à quelques kilomètres, principal lieu d'habitation jusqu'au premier siècle avant notre ère.
 
A l'origine, probablement, se situait une villa romaine (fréquentes dans les environs – voir Vivios à Lespignan) appartenant à un certain "Assinius".
 
La période trouble du haut moyen âge a probablement conduit les habitants à se réfugier à l'abri d'une enceinte fortifiée, dite "Le Plo" dont il reste de magnifiques ruelles.
 
De style gothique (XIIIème siècle) l'église paroissiale de Saint-Saturnin abrite des œuvres d'art d'une rare qualité, dont l'autel, des fresques, une vierge du XIVème et un orgue Moitessier classé Monument Historique.
 
En se promenant dans le village on découvre la Fontaine du Pouzet (XVIIIème) et la façade travaillée de l'Hôtel de ville.
 
Sur les collines au sud du village, en direction de Lespignan se trouvent trois anciens moulins dont deux ont été restaurés par les "Amis de Nissan" : Les moulins de "Tiquet" et de "Balaye".
 
Depuis longtemps, Nissan doit son développement à sa situation près des "routes" :
Voie Domitienne avant notre ère, puis, sous Louis XIV, route royale (grand axe entre Béziers et Narbonne) et Canal Royal, gare dès l'installation du chemin de fer (Nissan pourrait bénéficier d'une gare TGV  - projet à moyen terme, afin de ne point facher ni Béziers ni Narbonne…à suivre).
 
Comme bien d'autres villages, à proximité de Béziers et de Narbonne, Nissan profite, ou est victime, de la "périurbanisation", particulièrement marquée à partir de 1970, modifiant le paysage (lotissements) et entraînant une forte pression foncière.

L'Oppidum de Nissan

J
uché sur un promontoire, à quelques kilomètres au Nord de Nissan, l'Oppidum de Nissan lez ensérunes était l'un des plus importants du Midi méditerranéen.
 
La première occupation du site débuta au VIème siècle avant J.-C., dispersion de simples maisons en pisé. A la période Helléniste (500 à 300 avant J.-C.) l'urbanisation se dévellopa, l'habitat était en pierre et une enceinte fut construite.
 
Au cours de notre premier siècle l'Oppidum s'éteignit, ses occupants, environ 10'000 abandonnant la colline pour la parti basse (Nissan entre autres).
 
Les fouilles ne datent que de 1915. En 1938 une maison de maître construite au sommet est transformée en musée, abritant les vestiges des habitats pré-romains et gallo-romains et les résultats des fouilles de la nécropole (vases, armes, objets de parure…).
 
Si ce site mérite à tout points de vue une visite, il réserve une autre surprise :
A ses pieds se trouve la voie Domitienne et l'étonnant "complexe" du tunnel de Malpas (voir plus bas), un centre culturel témoin du patrimoine et s'étale, au Nord, l'étang de Montady (voir plus bas) asséché au XIIème siècle par un ingénieux système de canaux rayonnants.
 
Donc un site quasi magique.

L'étang de Montady

C
et étang était un marais saumâtre aux eaux stagnantes, cause de nombreuses épidémies.
En 1247 l'archevêque de Narbonne finance quatre propriétaires pour entreprendre les travaux d'assainissement.
 
Un réseau de fossés, en forme de soleil, partent de la périphérie au centre des terrains (420 ha), le "Redondel", découpant le cercle en forme géométrique parfaite.
Du centre part un fossé principal, en contre-pente, la Grand Maïre, qui évacue les eaux sous la butte de Malpas par un aqueduc long de 1364 m. Les eaux se jettent ensuite dans la rivière Aude après avoir traversé les anciens étangs de Poilhes et de Capestang.
 
La crise du phylloxera (vers 1870) fait passer l'étang d'une culture fourragère à une culture viticole, ce bassin fermé permettant une immersion des vignes (donc inversion du drainage), moyen de lutte efficace contre ce fléau.

Le tunnel de malpas

A
u pied de la colline de l'Oppidum se trouve le "complexe" du Malpas où se superposent le canal d'assèchement de l'étang de Montady, le tunnel du chemin de fer, le tunnel du Canal du Midi (dit "tunnel de Malpas"), où faillit s'arrêter la construction du Canal, et la voie Domitienne.
 
Ces différents canaux et tunnels transpercent un promontoire de tuf si friable que je ne m'explique pas encore leur superposition (si un lecteur connaît la réponse, merci de me laisser un commentaire !).

 
 
Poilhes
P
oilhes, petit village, doit son charme particulier au fait qu'il est traversé en plein cœur par le Canal du Midi. On dirait que l'histoire s'est arrêtée.
 
L'entrée du village est protégée par 2 canons, dont on ignore l'origine.
 
Au cœur du village un curieux tronc creux soutenu par métal et béton : c'est l'orme de Sully, planté en 1608.

Colombiers

L
e nom de ce village proviendrait de son cimetière romain (columbarium).
Longé par le Canal du Midi (que traverse un superbe pont…mais bas…attention, les pilotes des "péniches Yacht"), Colombiers est doté d'un des rares ports fluviaux du Canal, bien équipé, mais dont l'architecture des bâtiments est plus pré-fabriquée que languedocienne.
 
Il faut voir les superbes anciennes caves du château, dont la voûte est en forme de carène de bateau inversée, caves qui abritent aujourd'hui l'Office du Tourisme.
 
Ces caves symbolisent la prospérité viticole au XIXème.

Sérignan

S
érignan est un charmant gros bourg, aux rues et places typiques du Midi.
Ancienne communauté romaine (Ier siècle après J.-C.), Sérignan fut un port de mer important, au XVIème, en concurrence avec Agde et Aigues-Mortes.
La création du port de Sète, en 1666, puis sa laison avec le Canal du Midi en 1681 réduisent l'activité du port de Sérignan, qui devient, dès lors port de pêche.
 
Mais si nous avons tenu à parler de Sérignan, victime aujourd'hui de la périurbanisation et de la surpopulation en période estivale, c'est surtout en raison des efforts consacrés par la commune à l'Art, et en particulier à l'Art Moderne.
Que l'on songe que près de 30% du budget de la ville est affecté à la culture…
 
La Cigalière, Centre de congrès et de spectacles en l'est l'une des illustrations, avec son esplanade décorée par Buren dont les colonnes illuminées égaillent l'entrée du village, le soir.
 
En 2006 fut inauguré le musée de Sérignan, en plein centre ville, consacré à l'art moderne, premier musée d'art contemporain de l'Hérault.

Symbole de la dynamique culturelle de la Ville, il est le premier musée d’art contemporain de l’Hérault. Sur près de 2 500 m2, le musée présente une collection permanente ainsi que des expositions temporaires.

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