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Histoire de la viticulture Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'Antiquité : viticulture et Empire
 
S
i le raisin sauvage était présent dès la préhistoire, l'histoire du vignoble du Languedoc-Roussillon ne commence qu'à partir de l'antiquité.
Au VII° S. avant J.C., les Gaulois ignoraient la viticulture.
Vers l'an 600 avant J.C., la diffusion des vins grecs a pris de plus en plus d'importance et va conduire à la naissance du premier vignoble Gaulois à Marseille qui va connaître une prospérité exclusive durant 400 ans.
 
Après cette période, Rome va devenir de plus en plus puissante. Des marchands italiens sillonnent la Gaule et le vin italien va dominer le marché Gaulois.
Au 1er siècle avant J.C., les importations de vin italien sont extrèmement importantes.. L'économie viticole du Midi prend son essor à partir du règne d'Auguste. Les légionnaires vétérans reçoivent des terres dans la Narbonnaise sur lesquelles ils vont cultiver la vigne. Le vignoble s'étend autour des villes portuaires, le long des fleuves et jusqu'aux Cévennes.
Le vignoble de la Narbonnaise prend une telle importance que l'administration romaine légifère pour protéger les intérêts des vignerons d'origine romaine en interdisant au "non-romains qui habitent ces territoires" de planter l'olivier et la vigne.
 
Les vins étaient exportés dans tout le bassin méditerranéen dans des amphores. La Gaule Narbonnaise va compter jusqu'à 41 ateliers d'amphores à vin.
 
 
Chute de l'Empire Romain et quasi disparition de la viticulture
 
L'occitanie est alors occupée par les Wisigoths. Les Francs de Clovis s'en emparent.
A partir de là vont s'ensuivrent des siècles de razzias, dévastations perpétuelles qui ont fini par quasiment anéantir le vignoble Romain.
Charlemagne, quant à lui, après s'être constitué un empire, décide de limiter la culture de la vigne pour favoriser celle des céréales, nécessaires à la survie du peuple.
 
 
Retour vers la prospérité
 
A cette époque, des monastères et des abbayes sont fondés. Ce sera grâce aux moines que le vignoble survivra au haut Moyen-Age.
 
la région va connaître une période de prospérité. Deux facteurs contribuent essentiellement à ce développement:
Le facteur religieux (très souvent, avant de bâtir une église, les moines batisseurs cherchaient d'abord un terrain où l'on pourrait planter la vigne) et Le facteur démocrate et corporatiste (les paysans pouvaient acquérir les terres qu'ils cultivaient. Les propriétaires, quelque soit la taille de l'expoitation pouvaient se grouper et former des Corporation dont les statuts étaient soumis à ses membres et aussi au consul de la ville qui avait été démocratiquement élu. Les corporations établissant des contacts les unes avec les autres, cela favorisa le développement du commerce. Les produits des vignobles sont alors exportés vers l'Italie, l'Angleterre et la France).
 
 
Malheureusement, cette période de prospérité prendra fin au début du XIII° S. lorsque le Pape Innocent III expédie ses Croisés pour anéantir l'hérésie Cathare. En 1229, une partie du Bas-Languedoc est rattachée à la France, le reste en 1271. Vient ensuite la Guerre de Cent Ans...
 
 
Les Guerres de Religion
 
Les troubles débutent en 1562. Le Languedoc occidental reste aux Catholiques mais les Cévennes et le littoral du Bas-Languedoc sont Calvinistes. Cette guerre de religion va ruiner la région.
 
 
 
La prospérité commerciale
 
Au milieu du XVII° S, Louis XIV veut un port pour le Languedoc. Il souhaite restaurer l'ancienne prospérité commerciale de la région. La construction du Port de Sète commence en 1666. Le commerce y devient vite important. En 1681, la réhabilitation du Canal du Languedoc qui ouvre vers l'intérieur des terres renforce encore Sète. Très vite, la principale ressource du port est l'exportation des vins et eaux-de-vie.
 
La construction du Canal du Midi par Pierre-Paul Riquet à la fin du XVIIe S. va ouvrir la voie au transport des vins et des alcools, y compris vers la Hollande.
 
 
 
 
Quand la Nature s'en mêle !
 
Au début du XVIII° S. après la guerre civile, les pertes de récoltes hiver rigoureux de 1708), les Dragonnades (Persécution utilisée contre les protestants sous le règne de Louis XIV et consistant à loger des dragons -soldats du roi - chez les protestants pour obtenir leur conversion.) et les oliveraies décimées, beaucoup de terres ont été abandonnées.
 
Des mesures sont prises par le roi pour favoriser la reprise de la terre. La culture de l'olivier ayant été décimée, les paysans vont se concentrer sur celle de la vigne.
 
L'essor de l'industrie textile, des mégisseries et des mines favorise l'éclosion de petites propriétés, en raison des bas salaires des ouvriers qui pratiquent de la double activité pour nourrir leurs familles.
 
 
La révolution française
 
Si la Révolution Française représente la période de l'abolition des privilèges, elle marque aussi celle d'une centralisation accrue du pouvoir. La loi Le Chapelier de 1791 supprime les corporations. Les Sociétés d'Agriculture elle-mêmes sont supprimées par la Convention, imposant des moments difficiles à la viticulture.
 
 
Invention d'Edouard Adam : l'alambic

Durant la première moitié du XIX° S, la viticulture Languedocienne va connaître un essor important. Ce développement est dû en grande partie à l'invention d'un étudiant de Montpellier nommé Edouard Adam qui met au point l'alambic. Cette invention va en effet permettre d'augmenter les exportations viticoles sous un plus faible volume. Dans le même temps, le chemin de fer contribue lui aussi au développement du commerce. Pour répondre à la demande, la production augmente, les ports de Sète et Marseille exportent de plus en plus. Si bien qu'au milieu du XIX° S. la viticulture méditerranéenne est florissante.
 
 
L'Oïdium, le Phylloxera, le Mildiou : des maux terribles pour la vigne
 
Malheureusement, en 1852 un mal sournois se répand sur la vigne sous la forme d'un champignon microscopique : l'oïdium. Bien que le remède sous forme de pulvérisation de soufre ait été trouvé dès 1855, il faudra attendre 1860 pour que les récoltes retrouvent leur niveau normal.
Le répit sera de courte durée car en 1864 un nouveau fléau s'abat sur la vigne: le Phylloxera. Cet insecte microscopique détruit les vignes en piquant les racines et privant ainsi la plante de sa sève vitale. Le vignoble se meurt petit à petit. Les souches mortes sont arrachées et en 1873, 75% du vignoble est détruit.
 
Les chercheurs finissent par constater que cet insecte dévastateur vient d'Amérique et surtout que là bas, les plants de vigne résistent au parasite. La solution consisterait donc à importer des plants américains sur lesquels on grefferait les plants français. Au prix de longs et coûteux efforts, le vignoble va se reconstituer.
 
En 1878, à peine le vignoble est-il sorti des années noires du phylloxéra qu'un nouveau fléau pour la vigne fait son apparition, le mildiou, parasite d'origine américaine.

 
En 1885, la "Bouillie Bordelaise" est mise au point (solution de sulfate de cuivre dans de l'eau à laquelle est ajouté du carbonate de chaux). A la fin du XIXe siècle, le vignoble est revenu à une production 'normale'.
 
Il est à noter que si ces trois fléaux ont rudement mis à l'épreuve le vignoble ils ont aussi contribué à faire naître parmi les vignerons une certaine solidarité, un 'esprit syndicaliste'. En 1884 les syndicats sont officiellement reconnus (loi sur les Associations Professionnelles) et vers 1900 les premières caves coopératives sont créées.
 
 
La fin des fraudes sur le vin dans un bain de sang
 
Durant le siècle précédent, la fraude sur les vins n'a fait qu'amplifier malgré les demandes répétés des vignerons pour que des lois mettant fin à cette concurrence déloyale soient élaborées. Les fraudeurs qui utilisent du sucre de betterave pour sucrer le vin (chaptalisation) ou qui le mouillent, vendent ce vin frelaté à un prix très avantageux et portent un préjudice considérable aux vignerons.
 
Cela va conduire à la révolte de 1907 et à ses événements tragiques.
 
Le mouvement, parti de l'Aude au printemps de 1907, s'étend rapidement. Des hommes comme Louis Blanc qui dirige le journal le TOCSIN ou Ferroul, maire de Narbonne, et Marcellin Albert membre du Comité d'Argeliers vont jouer un rôle important.
 
En Juin 1907, près d'un million de personnes se réunit à Montpellier.
 
Le 19 Juin, des soldats tirent sur la foule à Narbonne. Quelques jours plus tard, un régiment composé de Languedociens se range du côté des manifestants. Il s'agit maintenant d'un véritable soulèvement.
 
Quelques jours plus tard, le 29 Juin 1907, une loi est votée à l'Assemblée. Cette loi qui va plus loin que la loi de 1905 (qui n'a jamais vraiment été appliquée) donne toute sa crédibilité au métier de vigneron en traquant la fraude sous tous ses aspects.
 
Les vignerons ont finalement gagné leur combat au prix d'une révolte et de vies humaines.
 
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