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Les Cathares Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les origines
L
a doctrine cathare aurait pris naissance en Bulgarie, à la fin du Xème siècle (les bogomiles) puis s'étendit chez les serbes et les moines de Constantinople puis en Asie mineure, reprenant des thèmes manichéens (formulée par Manès ou Mani) fondés sur l'opposition entre le monde et le royaume de Dieu.
 
Extrait sonore - Stella Splendens, du Catherine Braslavsky Ensemble 

"Play Sound"

 
Des communautés d'apôtres itinérants s'étendent en Europe vers l'an mille sous différents noms selon les régions, manichéens, tisserands, patarins ou albigeois. Albigeois, du fait des 2 grands centres d'implantation les plus durables que sont Albi et Toulouse.
 
Les premiers cathares apparus en Flandre, en Hainaut, en Artois, dans la principauté de Liège, à Cologne, organisés en Parfaits itinérants (missionnaires) n'ont pu durablement s'implanter, sévèrement pourchassés.
 
Les cathares s'implantent dans le midi au XIIème siècle.
 
Pour ces chrétiens, Dieu est toute bonté et n'a rien à voir avec la souffrance et le mal de ce bas monde dont le prince est Lucifer ou Satan.
 
Il faut dire qu'à cette époque là la papauté était une institution de pouvoir (plus grand propriétaire terrien, percevant la dîme et exerçant le travail servile) y compris de pouvoir militaire (sacralisation de la chevalerie, formation de croisés pour les conquêtes en Terre Sainte).
Ces cathares sont alors tout simplement une forme de résistance chrétienne qui rappellent que l'Evangile est plutôt une quête de paix et d'amour.
Toutes les âmes étant égales, c'était un message profondément égalitariste.
 
Les Parfaits et Parfaites
Quant un croyant adhérait à l'église cathare, il recevait un "baptême", le consolamentum, qui lui permettait de passer de l'état de laïc à celui de Parfait ou Bon Homme.
Cette "ordination" se faisait par simple imposition des mains (l'eau étant matière et donc mauvaise).
 
Les Parfaits sont astreints à un travail manuel pour vivre, ce qui les maintient ainsi idéalement au contact de la population qu'ils désirent convertir.
 
Des ascètes
Le Parfait doit s'astreindre à une vie d'abstinence et de continence. Il ne consomme ni aliment gras ni lait ni fromage ni œufs ni viande (mais curieusement il accepte le poisson).
Trois fois par an il suit des carêmes de 40 jours.
 
Les Parfaits vivaient à deux, du même sexe, afin de surveiller les règles d'abstinence.
 
Les Parfaits ne devaient pas mentir (ce qui provoquera leur disparition, nous le verrons plus loin) ni jurer ni tuer.
Les Parfaits n'ont point besoin d'église. Leurs réunions de prières se déroulent dans leurs maisons ou sur la place du village et connaissent un grand succès, notamment auprès des femmes et de la noblesse, tout cela sous la protection de grands seigneurs tels Roger Trencavel, vicomte de Béziers et Carcassonne ou de Raymond Roger, comte de Foix.
 
Extrait sonore - Bande du film "Les Cathares" 

"Play Sound"

 
Une situation intolérable pour l'église
A l'aube du XIIIème siècle le catharisme s'est largement développé dans le Languedoc.
 
Une telle situation devenait intolérable pour l'Eglise et ne pouvait laisser indifférent le pouvoir royal.
 
Dans le pays de langue d'oïl l'hérésie subissait le glaive mais en Languedoc cette hérésie embrassait également la noblesse rendant la tâche de l'église et du royaume plus difficile.
 
Saint Dominique se présenta bien en "médiateur", mais sans grand succès : Dès 1206, un prédicateur espagnol, Dominique de Guzman (le futur Saint Dominique, fondateur des Dominicains) se dit que la persuasion viendrait de l'exemple. Il fallait chasser le clergé cathare sur ses propres terres, celles du prêche et du dépouillement…."allant pieds nus, sans or ni argent", imitant ainsi le modèle des apôtres.
 
Cela ne calma en rien les autorités romaines. Au contraire elle y vit un grand danger, celui de se transformer en une église dépouillée et apolitique allant contre leur devoir de civiliser la société féodale.
 
Il fut donc décidé d'écraser l'ennemi.
 
La lutte contre l'hérésie
Face à l'échec des Dominicains le pape Innocent III lance contre les albigeois, en 1209, la première croisade à se dérouler sur le territoire de la chrétienté occidentale. La guerre se poursuivra dans le Midi tout au long du XIIIème siècle, relayée dès 1231 par l'Inquisition.
 
Le 14 janvier 1208 le légat du pape, Pierre de Castelnau, est assassiné près de Saint-Gilles-du-Gard. Ce fut l'étincelle, c'était un crime grave.
Innocent III demanda alors au roi de France Philippe Auguste de confisquer les biens des comtes, des barons et des citoyens hérétiques. En fin politique Philippe Auguste ne répondit pas.
 
L'année suivante il se laissa convaincre par des vassaux tentés par l'aventure et, surtout, le profit. Le duc de Bourgogne et le comte de Nevers reçurent ainsi l'autorisation de croiser.
L'autorité suprême, au nom du pape, était exercée par l'abbé de Citeaux, Arnaud-Amaury, homme de guerre autant qu'homme d'église.
 
"Tuez-les tous"
Béziers fut la première étape de la croisade contre les albigeois.
Les bitterois tentent une sortie malheureuse, voulant narguer les croisés. Ceux-ci s'engouffrent dans les remparts et en une après-midi seulement tuent l'ensemble de la population, soit 17'000 à 18'000 personnes, selon les plus sérieuses estimations.
 
 
 

Arnaud-Amaury aurait dit, lorsqu'on lui aurait demandé comment reconnaître les hérétiques des bons croyants :
"Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens".
 
Après Béziers les célèbres chateaux du pays cathare ont été assiégés, Carcassonne, Peyrepertuse (épargné car s'étant soumis à Simon de Monfort), Puivert (relié à Monségur par un souterrain), Puylaurens (à la limite de la Catalogne et du Languedoc), Quéribus (dernier îlot de résistance), Foix, Mirepoix, Montaillou, Montségur (ou 225 Parfaits choisissent le bûcher), ou encore Roquefixade (jamais pris par les croisés).
 

L'Inquisition
 
L'Inquisition médiévale naît dans les années 1230. En février 1231, Grégoire IX publie la constitution Excommunicamus, qui prescrit la détention à vie pour les hérétiques repentis et la peine de mort pour les hérétiques obstinés.
 

Malgré la force de l'Inquisition, qui bénéficie de l'appui du pouvoir civil, une forme de catharisme va perdurer en Languedoc jusqu'en 1329 avec un ultime bûcher de trois hérétiques à Carcassonne.
 
L'Inquisition fut facilitée dans sa tâche par les principes même du catharisme.
Le parfait, s'interdisant de mentir, ne pouvait que répondre aux interrogatoires des inquisiteurs, livrant ainsi ses semblables.
 
L'Inquisition savait, en outre, qu'en faisant disparaître le clergé cathare, le culte disparaîtrait avec lui, un Parfait ne pouvant être sacré que par un autre Parfait.
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