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Pierre-Paul Riquet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Un fermier des gabelles
 
R
iquet est né à Béziers, le 29 juin 1604 (la date est incertaine car les registres d'état civil étaient tenus, à l'époque,  par l'église or Riquet possédait des protestants dans sa famille) le jour de la fête des saints Pierre et Paul, dont il portera les prénoms.
 
 
 
Sa famille, qualifiée de "très noble et très ancienne" a son origine à Florence.
Les Arrighetti doivent se réfugier en Provence pour avoir suivi le parti Gibelin lors de la guerre des Guelfs et des Gibelins, en 1268.
Gherardo Arrighetti y fera souche en francisant son nom en Riquetti ou Riquety.
 
Alexandre Dumas écrira  dans la Comtesse de Charny "Non, sire, on n'est pas un gentillâtre, quand on descend des Arrighetti de Florence : qu'on est venu, à la suite d'une défaite du parti gibelin, s'établir en Provence. On n'est pas un gentillâtre, parce qu'on a eu un aïeul commerçant à Marseille, – car vous savez, sire, que la noblesse de Marseille, comme celle de Venise, a le privilège de ne point déroger en faisant du commerce."
 
Au XV siècle la famille se sépare en deux tronc, l'une reste en Provence et l'autre se fixe en Languedoc, francisant son nom en Riquet.
 
Guillaume Riquet (père de Pierre-Paul) est notaire à Béziers jusqu'en 1618. Il vend son office pour acquérir une charge de procureur auprès du tribunal de Béziers ce qui lui vaut de se faire condamner devant le parlement de Toulouse, "pour provisions vicieuses et raturées, faux en écritures..".
Puis il se lance dans les affaires ayant "l'intelligence, le flair, peu ou pas de scrupules, de l'audace, toutes qualités requises pour le tripotage".
Il va se lancer dans la spéculation, le trafic des céréales.
En fait Guillaume et ses associés étaient devenus des sortes de banquiers, participant à l'armature financière de la ville et à sa vie politique, l'une n'allant pas sans l'autre.
Leur fortune a du être considérable.
 
L'éducation de Pierre-Paul Riquet s'est sûrement ressentie de cette activité débordante. Douteuse sur le plan moral, elle a formé chez lui l'esprit d'entreprise, l'audace, l'homme de finances qui saura aussi mener les hommes.
 
Il n'aurait pas donné tellement satisfaction à ses éducateurs, préférant la langue d'Oc au français, ignorant le grec et le latin, pourtant base de toutes études sérieuses à cette époque.
Seules les sciences et les mathématiques semblent l'intéresser.
 
Son parrain, François de Portugniares, le fait entrer, en 1630, dans la ferme des gabelles, dont il devient sous-fermier du Languedoc en 1651, puis fermier général.
 
Comme son père, il ne va pas se contenter de sa seule charge. Il entreprend la fourniture des armées du roi en Rousillon. Activité qui va lui permettre d'accumuler une grosse fortue évalué à plus d'un million de livres.
 
Les officiers des gabelles deviennent des officiers du grenier à sel. Très mal réparti, cet impôt est impopulaire : la noblesse et le clergé en étaient exemptés.
Cette disparité provoque des révoltes.
En 1668 les montagnards du Vallespir, devenus français depuis peu introduisent du sel de contrebande venu d'Espagne, terrorisent les populations et massacrent les commis de Riquet :
 
Riquet propose alors à Colbert de négocier plutôt que d'avoir recours à la force,
Cet état d'esprit nous éclaire sur le caractère de Riquet, sa sagesse et son humanité. Il n'abuse pas de sa poisition.
On retrouvera ce respect du peuple et des travailleurs dans son entreprise du Canal.
 
En 1662, Baron de Bonrepos,  anobli par Louis XIV, Riquet possède de nombreux appartements et droits sur les biens de la communauté de Revel, dont il est Juge Royal, ainsi que la seigneurie de Bonrepos, à côté de Verfeil, 60 ha de forêts de chênes, 150 ha de bois et de terres, 4 métairies, sans oublier une demeure à Toulouse, dans le Quartier des Puits-Clos.
 
En cette même année 1662 Pierre-Paul Riquet présente son projet de Canal à Colbert.
En 1672 la partie Atlantique du canal est prête à être mise en eau. Hélas la sécheresse est là et la montagne Noire peine à alimenter le barrage. Riquet est désespéré et tombe malade.
Colbert en informe Louis XIV. Riquet est victime "depuis six semaines d'une fièvre lente..qui vraisemblablement l'emportera le mois prochain".
 
Devant la détresse et la maladie de Riquet l'une de ses filles aurait, dit la légende, fait arroser le toit du château. Elle serait alors voir son père alité et lui aurait montré la "pluie" qui tombait du ciel. Une aubaine pour le Canal…
Ravi, Riquet se serait remis au travail le lendemain.
 
Il mourra ruiné, le 1er avril 1680.
Ses restes gisent sous une dalle de marbre, en la cathédrale Saint Etienne de Toulouse.
Son fils aîné, Jean Mathias, continuera le chantier, qui sera inauguré l'année suivante.
 
 
Toulouse érige sa statue en haut des Allées Jaurès, à quelques mètres du canal, et tournant le dos à celui-ci. Réalisée par Bernard Griffoul-Dorval au XIXe siècle, elle a retrouvé cette place d'honneur à l'occasion de l'ouverture du métro, le 26 juin 1993.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une autre statue, œuvre de David d'Angers, inaugurée en 1838, se trouve au milieu des Allées Paul Riquet à Béziers.
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